Description
À la suite d’une consultation de l’industrie en 2021, le Conseil des Industriels Laitiers du Québec (CILQ) a débuté une étude de caractérisation des attributs du fromage à poutine du Québec puis une étude d’opportunité et d’analyse de marché. À la suite des résultats positifs de l’étude d’opportunité, le CILQ a poursuivi en 2025 le développement d’un cahier des charges en vue de la reconnaissance d’une Indication géographique du Québec (IGP) Fromage à poutine du Québec.
Le 20 avril 2026, le CILQ a déposé officiellement au CARTV une demande de reconnaissance de l’IGP Fromage à poutine du Québec.
Cette IGP est demandée dans le but de protéger l’identité et l’origine québécoise du produit. Elle nait du désir d’encadrer ses caractéristiques spécifiques, issues de son histoire et de ses usages. Finalement, elle ambitionne de reconnaître et mettre en valeur son authenticité auprès des utilisateurs et soutenir son positionnement et sa valorisation sur les marchés locaux et internationaux.
Au fil du temps, l’usage spécifique de ce fromage dans la poutine, plat emblématique du Québec culturellement ancré, a façonné les caractéristiques fonctionnelles et sensorielles recherchées.
Les pratiques développées au sein de l’industrie québécoise contribuent ainsi à définir le Fromage à poutine du Québec avec des caractéristiques physiques, sensorielles, fonctionnelles et culturelles distinctes concourant à la demande de reconnaissance du produit.
Prochaines étapes
L’analyse approfondie de ce projet est effectuée par un comité technique composé de spécialistes sélectionnés pour leur expertise et représentant l’ensemble de la chaîne de valeur afin de déterminer l’authenticité du produit et sa valeur ajoutée.
Cette évaluation s’effectue en différentes étapes, incluant notamment une consultation publique sur le contenu du cahier des charges.
Une fois que le Conseil aura homologué le cahier des charges et se sera prononcé sur l’accréditation d’un organisme de certification dédié, celui-ci transmettra sa recommandation au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
C’est le ministre qui reconnaitra alors l’appellation réservée en donnant un avis en ce sens, à être publié dans la Gazette officielle du Québec.